Vous entendrez souvent les propriétaires de site Web parler de nombre d'accès, de pages vues et de durée de consultation. Certaines de ces données sont utiles à l'organisation et à la promotion d'un site. Mais ce n'est pas ainsi qu'on mesure le succès.
Le chiffre qui compte est la contribution du site à la rentabilité de l'entreprise : chiffre d'affaires + économies - frais.
Au delà de cette équation simple, voici quelques points à ne pas oublier à propos d'évaluation.
Chiffre d'affaires direct : quel est le chiffre d'affaires raisonnablement prévisible ? Cela dépend du secteur, mais une étude réalisée en 1999 par le Conseil canadien du commerce de détail et IBM Canada prévoit que 5 % des ventes au détail passeront par Internet d'ici 2003. Si vous êtes tenté par les opérations en direct, voilà un repère intéressant.
Autrement dit, ce n'est pas la ruée vers l'or, mais c'est un nouveau mode viable de commercialisation.
Chiffre d'affaire indirect : cela dit, la majorité des acheteurs utilisent le Net comme outil de recherche et non comme un moyen d'achat. Vous devriez donc mesurer les ventes indirectes et les ventes directes.
- Si vous orientez les visiteurs de votre site vers un numéro de téléphone, un catalogue de commande par correspondance ou un point de vente au détail, assurez-vous que vos préposés au téléphone et vos représentants n'oublient pas de demander au client où il a entendu parler de vous ou posez-lui la question par le biais de votre bon de commande.
- Si vous aiguillez les visiteurs de votre site Web vers des distributeurs ou des revendeurs, assurez-vous qu'eux aussi demandent ce renseignement.
Recueillez ces statistiques et tenez en compte dans vos activités de publicité et de marketing.
Frais : divisez les frais annuels du site Web par le chiffre d'affaires qu'il génère (direct et indirect) pour calculer les frais par dollar de chiffre d'affaires supplémentaire.
Comparez ce coùt à celui des autres supports - ex. publicité imprimée ou à la radio, salons professionnels.
N'oubliez pas que c'est le rapport coûts-avantages qui compte.
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