Toutes les entreprises ou presque peuvent s'attendre à traverser des passes difficiles, et c'est dans ces moments que leur direction est réellement mise à l'épreuve. Beaucoup d'entrepreneurs tirent des périodes de repli des leçons précieuses qui non seulement les aident à survivre, mais stimulent aussi les bénéfices au retour des périodes fastes.
L'importance de la trésorerie
Pour éviter de succomber comme tant d'autres, il est important de comprendre pourquoi autant d'entreprises échouent. Les experts s'entendent pour dire que le secret pour rester en affaires est de surveiller sa trésorerie. La plupart des entreprises en déconfiture ont des dettes de plus du double de leur actif. En d'autres termes, les propriétaires accumulent des dettes à des niveaux qui dépassent de loin leurs capacités de remboursement.
Sept signaux d'alarme
Le Bureau du surintendant des faillites à Ottawa a repéré sept signaux d'alarme courants chez les entreprises au bord de la faillite :
1. Faibles réserves de liquidités : Calculez le cycle typique de votre entreprise - de l'achat des stocks ou de la vente jusqu'à l'encaissement du paiement. Si les liquidités sont insuffisantes pour honorer les obligations financières pendant cette période, l'entreprise est vulnérable.
2. Augmentation des charges : Le manque de maîtrise des dépenses se révèle par une augmentation des charges proportionnellement au chiffre d'affaires. Même les petites dépenses doivent être surveillées de près par la direction.
3. Emprunts fréquents : L'entreprise emprunte-t-elle ou puise-t-elle dans sa marge de crédit pour son fonds de roulement ou le service de la dette ? Emprunter régulièrement pour l'exploitation courante ou le service de dettes existantes est un risque.
4. Comptes fournisseurs en retard : Une entreprise qui met plus longtemps que la normale, par exemple 30 jours, pour payer ses fournisseurs risque d'être en situation précaire. La multiplication des factures en souffrance est un signe manifeste de danger.
5. Arriérés d'impôts : Les impôts retenus à la source constituent une ressource tentante de liquidités pour beaucoup de petites entreprises. Comme la plupart paient leurs impôts sur le revenu ou les taxes de vente une fois par trimestre, voire par an, il est très facile de puiser dans la caisse et de croire, à tort, pouvoir la renflouer à temps.
6. Baisse des ventes : Les ventes baissent, les contrats sont plus petits ou les marges de profit diminuent ? Autant de signes que l'entreprise est menacée.
7. Ventes à perte : Quand les propriétaires d'entreprises sont désespérés, toute vente est bonne, même si elle n'est pas rentable. La vente de produits et de services à perte dans le seul but de faire rentrer de l'argent peut même accélérer la faillite.
Conseils généraux pour se redresser
Que faire si certains de ces symptômes se manifestent dans votre entreprise ? Vous pouvez faire appel à un professionnel - comptable ou syndic de faillite. Souvent, celui-ci peut aider à mettre en place un plan de redressement qui évitera d'alarmer inutilement les fournisseurs et les clients. Voici quelques idées tirées de plans de redressement typiques :
Reconstitution des réserves de liquidité :
En premier lieu, calculez exactement combien vous devriez toujours avoir en réserve, puis trouvez des sources potentielles d'argent frais.
Par exemple, en analysant les comptes clients, vous constaterez peut-être que certains sont en souffrance, que vous pouvez les facturer par tranche, ou les recouvrer avant 30 jours. On peut aussi mobiliser des fonds en attirant des investisseurs, en vendant des éléments d'actif ou en augmentant une marge de crédit.
Contrôle des frais :
Supprimez toute dépense non essentielle à la survie de l'entreprise. Effectuez un contrôle plus serré des dépenses. Vérifiez chaque semaine ou même chaque jour les frais engagés.
Réduction des emprunts :
Cherchez des moyens de réduire les intérêts à payer en consolidant les dettes et en renégociant les modalités. Un apport de capital peut être un moyen de réduire les montants à emprunter.
Contrôle des comptes fournisseurs :
Renégociez les conditions de paiement avec les fournisseurs pour diminuer les intérêts à payer et les pénalités. Veillez à ce que les fournisseurs essentiels à votre entreprise soient payés rapidement.
Amélioration de la rentabilité :
Pouvez-vous augmenter votre marge de profit en comprimant les coûts ? Ou pouvez-vous augmenter les prix ? Beaucoup de propriétaires de petites entreprises appréhendent cette option, mais elle permet parfois de dégager un meilleur rendement. Si vous optez pour la solution plus sûre de la compression des coûts, assurez-vous de ne pas réduire ceux qui créent de la valeur ajoutée pour vos clients.
Indicateurs économiques à surveiller
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Produit intérieur brut (PIB)
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Le produit intérieur brut mesure la production économique d'un pays, y compris les multinationales qui transfèrent leurs bénéfices à l'étranger. Lorsque le PIB est supérieur à la croissance de la population, l'économie est en bonne santé et le niveau de vie est élevé. Trois trimestres consécutifs de baisse du PIB constituent généralement une récession. |
Emploi et chômage
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Réparties par secteur, ces données mensuelles contiennent de nombreux renseignements sur la demande future de produits et de services. Pour éliminer les variations saisonnières et sectorielles, comparez les données d'une même période, d'une année à l'autre. |
Véhicules automobiles
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Les cycles d'achat de véhicules sont très volatils et constituent de bons indicateurs de l'état d'esprit des consommateurs. Les ventes de camions et de camionnettes signalent souvent une augmentation des investissements. Comparez les données d'une même période, d'une année à l'autre. |
Ventes au détail
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Comme vous pouvez le deviner, ces chiffres sont révélateurs de la confiance des consommateurs. Ils sont généralement très récents et annoncent les hauts et les bas de l'économie. |
Prix à la consommation
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L'indice des prix à la consommation (IPC) est l'indicateur traditionnel qui permet de suivre l'inflation et de fixer les augmentations de salaires. Le PIB est considéré comme un indicateur plus fiable de l'inflation, mais il n'est généralement pas aussi précis que l'IPC. La Banque du Canada essaie de maintenir l'IPC dans une fourchette de un à trois pour cent. |


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